
Un disque étonnant : Un orchestre symphonique de 45
musiciens exécute une suite de musiques contant des
histoires dignes des meilleurs romans d'"heroic
fantasy". D'inspiration très
"américaine", cette album plaira au fans de
musique orchestrale de style hollywoodien des années 50
(on y sent une très nette influence bluesy). Une belle
épopée à s'écouter le soir autour d'un feu de
cheminée avec un bon vers d'hydromel.
Liste de titres :
- L'hommage au
printemps (2'57)
Chaque année, dans le printemps naissant, le roi
Orvar III part pour un court pèlerinage à
travers le royaume. Il traverse les régions
herbeuses du Sud, provoquant l'envol de myriades
de papillons multicolores qui glissent sur son
passage. Atteignant l'orée de la forêt de
Verbal, il admire le travail de ses sujets qui,
en rongeant la forêt, font pousser toujours plus
de blé. Puis, il retourne à Caerlon, annonçant
le début des festivités de printemps.
.
- Les festivals de la
noblesse (3'07)
Du haut du balcon royal, Orvar contemple la
foule des invités venus de tout le royaume et
d'au delà des frontières pour participer à la
fête annuelle. Une courtoisie toute protocolaire
règne parmi les nobles. Le jeu des joutes, des
séductions et des danses a un goût de guerre et
de défi. Les chevaliers s'affrontent avec un
sourire forcé, comme si leur visage avait été
gravé au couteau. Les vainqueurs des joutes sont
acclamés en héros, mais le roi est inquiet :
combien de temps saura-t-il maintenir l'union de
ses vassaux?
.
- Le trésor du roi (4'55)
Le bien le plus précieux du roi n'est point sa
couronne ou son prodigieux palais, c'est sa
fille, la princesse Mido. La beauté de la
princesse est légendaire, ses longs cheveux
blonds bouclés, ses yeux couleur d'azur ou son
sourire ensoleillé... les courtisans rivalisent
d'éloquence pour la décrire. Si la grâce de la
fille du roi est légendaire, sa mélancolie
l'est tout autant, au grand désespoir de son
père. Comment pourrait-elle lui avouer qu'elle
est amoureuse de Tiber, le fils de l'ennemi juré
de son père! Ils ne se sont vus qu'une fois lors
d'une rencontre protocolaire et ils s'aiment
éperdument. Mais la défiance de leurs pères et
la grande distance qui sépare les deux royaumes
interdisent leur union
.
- Le mal étend ses
bras (3'02)
L'hommage du printemps au cercle de pierres ne
suffit pas à racheter la faute centenaire
commise par les hommes à l'égard des elfes et
qui les poussa à trouver refuge dans les
profondeurs de la forêt. Depuis, leurs charmes
ne protègent plus le royaume, laissant le destin
jouer avec les hommes. Cette année, l'hiver est
terrible. Des hordes de créatures sauvages et
maléfiques descendent des montagnes. Des fermes
isolées et de paisibles villages sont
incendiés, les troupes frontalières sont
régulièrement décimées dans des embuscades.
Les vassaux, luttant chacun de leur côté
tombent les uns après les autres, à moins
qu'ils ne rallient l'ennemi. Le coeur de Caerlon
est en danger.
.
- Le ralliement de
Caerlon (1'27)
Orvar envoie des messagers à travers tout le
royaume, pour rallier ses derniers vassaux. Les
hallebardiers, les piquiers, les archers, tous
affluent vers la capitale aux appels du roi.
Même Si les pays frontaliers n'envoient aucun
secours à ce roi trop fier pour demander
leur aide, les chevaliers en armures
étincelantes défilent dans les rues de la ville
sous les hourras des citadins en liesse.
.
- La bataille de
Keyrvan (1'54)
Certaines d'une victoire aisée, les troupes du
roi Orvar sont comme à la parade. Les trompettes
sonnent la charge. Appuyés par les archers, les
chevaliers font exploser les ligues orques. La
débandade est totale, les gobelinoïdes
dévalent les pentes de la colline en s'enfuyant,
poursuivis par les cavaliers. Le roi mène ses
troupes et rattrape les fuyards dans le petit
vallon de Keyrvan. Tailladant bras et torses, les
combattants à cheval entendent à peine le
roulement des tambours de guerre orques tandis
que les archers gobelins prennent position sur
les crêtes environnantes.
.
- Une reine sans
royaume (4'57)
La belle princesse Mido observe la route depuis
les remparts. Quand enfin le courrier porteur des
nouvelles se présente, il a le visage sombre et
l'âme en peine. Les armées d'Orvar ont été
défaites, le roi est tombé sous les pluies de
flèches. Mido reste sereine, le poids du pouvoir
repose désormais sur ses épaules. Elle retourne
à ses appartements et fond en larmes. Elle a
besoin de l'aide des autres royaumes. Mais elle
sait que le seigneur qui délivrera le pays y
sera chez lui et la forcera à devenir son
épouse. Elle repense alors au prince de ses
seize ans, et même si les années ont passées
depuis leur unique rencontre, elle lui fait
envoyer un appel au secours.
.
- Le prince Tiber (4'30)
Le dauphin n'est plus rentré au palais royal
depuis une longue année. Persuadé que la chute
du royaume d'Orvar est un danger pour son pays,
il voulait intervenir pour secourir Caerlon, mais
son père a catégoriquement refusé. Depuis, le
prince refuse de revoir son père et parcourt la
frontière, maintenant les forts et les garnisons
en alerte. Son inquiétude est grande pour son
peuple, elle est immense pour la jeune Mido, dont
le souvenir le hante depuis six ans.
.
- Ballade de l'espoir
(5'09)
Quand Tiber reçoit l'appel au secours de la
nouvelle reine de Caerlon, il se précipite au
palais de son père. Le roi refuse toute
intervention chez son voisin, que lui importe les
motivations de son fils, il le bannira s'il ne se
plie à ses instructions. Le prince quitte le
palais, regroupe les quelques troupes qui lui
sont fidèles et entre en Caerlon. La centaine
d'hommes l'accompagnant ne suffira pas, mais
c'est un début d'espoir.
.
- Lueur dans les
ténèbre (4'08)
Tiber, à la tête de sa maigre armée, traverse
les comtés de Caerlon. Il ne peut réduire que
quelques avant-postes orques, mais cela suffit à
réveiller l'espoir du peuple. Le bruit de la
venue du prince court sur la terre, rallumant la
flamme de la liberté. La nouvelle de l'arrivée
de Tiber parvient même jusqu'aux derniers
défenseurs de la capitale assiégée, leur
redonnant courage. Ardenel, le dernier druide,
vient à la rencontre du prince à l'orée de la
forêt d'Elen: "Seuls les elfes peuvent
briser le joug des armées maléfiques, mais toi
seul peux obtenir leur pardon."
.
- Le serment du
prince (3'55)
Tiber s'avance seul dans la forêt que les hommes
rongent petit à petit. Le cercle de pierre
elfique est en ruines, les pierres ont été
poussées, brisées. En pleurant à chaudes
larmes, il implore le pardon des elfes et jure
que nul n'osera plus les oublier. Puis, le prince
redresse les pierres et reforme le cercle, il
enlève les mousses et frotte la roche pour
qu'elle regagne sa beauté d'antan.
.
- Le pardon des elfes
(2'45)
Les buissons s'agitent, des fées lucioles font
leur apparition dans le cercle restauré, les
guerriers du miel les suivent en parfait ordre.
Enfin apparaît le roi elfe, chevauchant son
dragon de feuilles. Tiber se met à genoux,
raconte dans quelle situation les humains se
trouvent, il explique que les hommes se sont
trompés, que jamais ils n'auraient dû se
détourner de leur alliés de la forêt et des
lacs et des montagnes. "Redresse-toi,"
lui ordonne le roi elfe, et ce dernier de lui
tendre l'épée d'alliance.
.
- Les armées
elfiques (5'32)
Le grand dragon du seigneur elfe guide l'armée.
Tiber, accompagné d'une escorte montée sur des
chevaux ailés marche à ses côtés. Un groupe
de lutins, chevauchant des reptiles géants, les
suivent. L'armée scintille à des lieux à la
ronde, les paysans lèvent les bras au ciel et se
promettent de redonner vie aux vieilles coutumes.
Dès aujourd'hui, il remettront une part de
gâteau sur le seuil, pour le petit peuple. Les
cavaliers vêtus de cotes de mailles dorées
précèdent les lanciers aux grands boucliers et
les archers. Une trentaine de chars de guerre
ferment la marche. Les elfes sylvestres et la
phalange royale, constituée d'elfes de haut
rang, forment les deux ailes de cette armée
invincible.
.
- La bataille de
Caerlon (4'21)
Les lutins monteurs de lézards chargent les
hordes de piquiers gobelins. Mais au dernier
moment, leurs chevaux font une embardée! La
phalange royale, aux montures caparaçonnées,
surgit de derrière l'écran de poussière
provoqué par la charge. Le bruit du choc fait
trembler la terre. Les premières lignes sont
pulvérisées, mais les orques refusent de plier.
Les fées foudroient, de leur poudre de sommeil,
les archers gobelins embusqués. Plus loin, les
piquiers mettent en pièce l'infanterie lourde
des ogres. L'envol du dragon du roi est le signal
de l'assaut final. La panique est totale pour les
assiégeants. Les armée ténébreuses refluent
vers les montagnes.
.
- La liberté et la
vie (1'10)
Les nuages disparaissent, transpercés par un
soleil radieux, le ciel redevient bleu. Les
elfes, meurtris mais ayant tenu parole, se
retirent dans leurs forêts. Chaque habitant de
Caerlon saura désormais leur rendre hommage.
Tiber retrouve Mido, leur union scelle le destin
prometteur de leur royaume, sous la bénédiction
du petit peuple de dame nature.
.
- Les pierres du
petit peuple (3'35)
Durant les longues années que dura leur règne,
Mido et Tiber n'oublièrent pas leurs amis elfes
et leur rendirent hommage jusqu'à leur mort. Les
décennies passèrent et l'homme oublia de
nouveau, petit à petit. Si, par hasard, vous
apercevez un homme posant des fleurs ou chantant,
agenouillé près d'un cercle de pierre, ne
le prenez pas pour un fou, joignez-vous à lui.
Si ce n'est pour remercier le petit peuple,
peut-être aurez-vous un jour besoin de lui.
.
Credits
Interprétation: Orchestre
symphonique de 45 musiciens
Composition, direction d'orchestre et arrangements : Ted
Scotto
Illustrations couleur et noir et blanc : Didier
Graffet
Concept, histoires et textes : Olivier Noël
et Jeando Jodin
Finalisation digitale : Count Melody
Directeur de production : Brian Quiley
Pour joindre la label, adressez vous à
Philippe
Katoire
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