LEGENDES MUSICALES - Yan Tregger
Les pierres elfiques


Un disque étonnant : Un orchestre symphonique de 45 musiciens exécute une suite de musiques contant des histoires dignes des meilleurs romans d'"heroic fantasy". D'inspiration très "américaine", cette album plaira au fans de musique orchestrale de style hollywoodien des années 50 (on y sent une très nette influence bluesy). Une belle épopée à s'écouter le soir autour d'un feu de cheminée avec un bon vers d'hydromel.

Liste de titres :

  1. L'hommage au printemps (2'57)
    Chaque année, dans le printemps naissant, le roi Orvar III part pour un court pèlerinage à travers le royaume. Il traverse les régions herbeuses du Sud, provoquant l'envol de myriades de papillons multicolores qui glissent sur son passage. Atteignant l'orée de la forêt de Verbal, il admire le travail de ses sujets qui, en rongeant la forêt, font pousser toujours plus de blé. Puis, il retourne à Caerlon, annonçant le début des festivités de printemps.
    .
  2. Les festivals de la noblesse (3'07)
    Du haut du balcon royal, Orvar contemple la foule des invités venus de tout le royaume et d'au delà des frontières pour participer à la fête annuelle. Une courtoisie toute protocolaire règne parmi les nobles. Le jeu des joutes, des séductions et des danses a un goût de guerre et de défi. Les chevaliers s'affrontent avec un sourire forcé, comme si leur visage avait été gravé au couteau. Les vainqueurs des joutes sont acclamés en héros, mais le roi est inquiet : combien de temps saura-t-il maintenir l'union de ses vassaux?
    .
  3. Le trésor du roi (4'55)
    Le bien le plus précieux du roi n'est point sa couronne ou son prodigieux palais, c'est sa fille, la princesse Mido. La beauté de la princesse est légendaire, ses longs cheveux blonds bouclés, ses yeux couleur d'azur ou son sourire ensoleillé... les courtisans rivalisent d'éloquence pour la décrire. Si la grâce de la fille du roi est légendaire, sa mélancolie l'est tout autant, au grand désespoir de son père. Comment pourrait-elle lui avouer qu'elle est amoureuse de Tiber, le fils de l'ennemi juré de son père! Ils ne se sont vus qu'une fois lors d'une rencontre protocolaire et ils s'aiment éperdument. Mais la défiance de leurs pères et la grande distance qui sépare les deux royaumes interdisent leur union
    .
  4. Le mal étend ses bras (3'02)
    L'hommage du printemps au cercle de pierres ne suffit pas à racheter la faute centenaire commise par les hommes à l'égard des elfes et qui les poussa à trouver refuge dans les profondeurs de la forêt. Depuis, leurs charmes ne protègent plus le royaume, laissant le destin jouer avec les hommes. Cette année, l'hiver est terrible. Des hordes de créatures sauvages et maléfiques descendent des montagnes. Des fermes isolées et de paisibles villages sont incendiés, les troupes frontalières sont régulièrement décimées dans des embuscades. Les vassaux, luttant chacun de leur côté tombent les uns après les autres, à moins qu'ils ne rallient l'ennemi. Le coeur de Caerlon est en danger.
    .
  5. Le ralliement de Caerlon (1'27)
    Orvar envoie des messagers à travers tout le royaume, pour rallier ses derniers vassaux. Les hallebardiers, les piquiers, les archers, tous affluent vers la capitale aux appels du roi. Même Si les pays frontaliers n'envoient aucun secours à ce roi trop fier pour demander leur aide, les chevaliers en armures étincelantes défilent dans les rues de la ville sous les hourras des citadins en liesse.
    .
  6. La bataille de Keyrvan (1'54)
    Certaines d'une victoire aisée, les troupes du roi Orvar sont comme à la parade. Les trompettes sonnent la charge. Appuyés par les archers, les chevaliers font exploser les ligues orques. La débandade est totale, les gobelinoïdes dévalent les pentes de la colline en s'enfuyant, poursuivis par les cavaliers. Le roi mène ses troupes et rattrape les fuyards dans le petit vallon de Keyrvan. Tailladant bras et torses, les combattants à cheval entendent à peine le roulement des tambours de guerre orques tandis que les archers gobelins prennent position sur les crêtes environnantes.
    .
  7. Une reine sans royaume (4'57)
    La belle princesse Mido observe la route depuis les remparts. Quand enfin le courrier porteur des nouvelles se présente, il a le visage sombre et l'âme en peine. Les armées d'Orvar ont été défaites, le roi est tombé sous les pluies de flèches. Mido reste sereine, le poids du pouvoir repose désormais sur ses épaules. Elle retourne à ses appartements et fond en larmes. Elle a besoin de l'aide des autres royaumes. Mais elle sait que le seigneur qui délivrera le pays y sera chez lui et la forcera à devenir son épouse. Elle repense alors au prince de ses seize ans, et même si les années ont passées depuis leur unique rencontre, elle lui fait envoyer un appel au secours.
    .
  8. Le prince Tiber (4'30)
    Le dauphin n'est plus rentré au palais royal depuis une longue année. Persuadé que la chute du royaume d'Orvar est un danger pour son pays, il voulait intervenir pour secourir Caerlon, mais son père a catégoriquement refusé. Depuis, le prince refuse de revoir son père et parcourt la frontière, maintenant les forts et les garnisons en alerte. Son inquiétude est grande pour son peuple, elle est immense pour la jeune Mido, dont le souvenir le hante depuis six ans.
    .
  9. Ballade de l'espoir (5'09)
    Quand Tiber reçoit l'appel au secours de la nouvelle reine de Caerlon, il se précipite au palais de son père. Le roi refuse toute intervention chez son voisin, que lui importe les motivations de son fils, il le bannira s'il ne se plie à ses instructions. Le prince quitte le palais, regroupe les quelques troupes qui lui sont fidèles et entre en Caerlon. La centaine d'hommes l'accompagnant ne suffira pas, mais c'est un début d'espoir.
    .
  10. Lueur dans les ténèbre (4'08)
    Tiber, à la tête de sa maigre armée, traverse les comtés de Caerlon. Il ne peut réduire que quelques avant-postes orques, mais cela suffit à réveiller l'espoir du peuple. Le bruit de la venue du prince court sur la terre, rallumant la flamme de la liberté. La nouvelle de l'arrivée de Tiber parvient même jusqu'aux derniers défenseurs de la capitale assiégée, leur redonnant courage. Ardenel, le dernier druide, vient à la rencontre du prince à l'orée de la forêt d'Elen: "Seuls les elfes peuvent briser le joug des armées maléfiques, mais toi seul peux obtenir leur pardon."
    .
  11. Le serment du prince (3'55)
    Tiber s'avance seul dans la forêt que les hommes rongent petit à petit. Le cercle de pierre elfique est en ruines, les pierres ont été poussées, brisées. En pleurant à chaudes larmes, il implore le pardon des elfes et jure que nul n'osera plus les oublier. Puis, le prince redresse les pierres et reforme le cercle, il enlève les mousses et frotte la roche pour qu'elle regagne sa beauté d'antan.
    .
  12. Le pardon des elfes (2'45)
    Les buissons s'agitent, des fées lucioles font leur apparition dans le cercle restauré, les guerriers du miel les suivent en parfait ordre. Enfin apparaît le roi elfe, chevauchant son dragon de feuilles. Tiber se met à genoux, raconte dans quelle situation les humains se trouvent, il explique que les hommes se sont trompés, que jamais ils n'auraient dû se détourner de leur alliés de la forêt et des lacs et des montagnes. "Redresse-toi," lui ordonne le roi elfe, et ce dernier de lui tendre l'épée d'alliance.
    .
  13. Les armées elfiques (5'32)
    Le grand dragon du seigneur elfe guide l'armée. Tiber, accompagné d'une escorte montée sur des chevaux ailés marche à ses côtés. Un groupe de lutins, chevauchant des reptiles géants, les suivent. L'armée scintille à des lieux à la ronde, les paysans lèvent les bras au ciel et se promettent de redonner vie aux vieilles coutumes. Dès aujourd'hui, il remettront une part de gâteau sur le seuil, pour le petit peuple. Les cavaliers vêtus de cotes de mailles dorées précèdent les lanciers aux grands boucliers et les archers. Une trentaine de chars de guerre ferment la marche. Les elfes sylvestres et la phalange royale, constituée d'elfes de haut rang, forment les deux ailes de cette armée invincible.
    .
  14. La bataille de Caerlon (4'21)
    Les lutins monteurs de lézards chargent les hordes de piquiers gobelins. Mais au dernier moment, leurs chevaux font une embardée! La phalange royale, aux montures caparaçonnées, surgit de derrière l'écran de poussière provoqué par la charge. Le bruit du choc fait trembler la terre. Les premières lignes sont pulvérisées, mais les orques refusent de plier. Les fées foudroient, de leur poudre de sommeil, les archers gobelins embusqués. Plus loin, les piquiers mettent en pièce l'infanterie lourde des ogres. L'envol du dragon du roi est le signal de l'assaut final. La panique est totale pour les assiégeants. Les armée ténébreuses refluent vers les montagnes.
    .
  15. La liberté et la vie (1'10)
    Les nuages disparaissent, transpercés par un soleil radieux, le ciel redevient bleu. Les elfes, meurtris mais ayant tenu parole, se retirent dans leurs forêts. Chaque habitant de Caerlon saura désormais leur rendre hommage. Tiber retrouve Mido, leur union scelle le destin prometteur de leur royaume, sous la bénédiction du petit peuple de dame nature.
    .
  16. Les pierres du petit peuple (3'35)
    Durant les longues années que dura leur règne, Mido et Tiber n'oublièrent pas leurs amis elfes et leur rendirent hommage jusqu'à leur mort. Les décennies passèrent et l'homme oublia de nouveau, petit à petit. Si, par hasard, vous apercevez un homme posant des fleurs ou chantant, agenouillé près d'un cercle de pierre, ne le prenez pas pour un fou, joignez-vous à lui. Si ce n'est pour remercier le petit peuple, peut-être aurez-vous un jour besoin de lui.
    .

Credits
Interprétation: Orchestre symphonique de 45 musiciens
Composition, direction d'orchestre et arrangements : Ted Scotto
Illustrations couleur et noir et blanc : Didier Graffet
Concept, histoires et textes : Olivier Noël et Jeando Jodin
Finalisation digitale : Count Melody
Directeur de production : Brian Quiley

Pour joindre la label, adressez vous à Philippe Katoire



Dernière mise à jour 15/11/1998
© Philippe Katoire, 1998