 
C'est le deuxième CD de Philippe pour le label Grendel
Records. Les ambiances sonores vont encore
plus loin dans l'imaginaire et, cette fois, tout le CD
est basé sur un concept : Les quatre éléments,
auxquels ils en ajoute deux autres : la vie et la mort.
Le son de ce CD est plus acoustique que le précédant et
aussi plus oriental, voir même parfois, franchement
contemporain. En fait, il s'agit d'une sorte de musique
traditionnelle d'un monde qui n'existe plus ou pas
encore. Chaque titre est très différent des autres et
l'écoute de tout le CD fait pensé à l'écoute des
différents mouvements d'une symphonie.
Liste de titres :
- Elémentaire de
l'air : Le Vent (11'09)
"C'était une terre nue, noyée dans un
ciel lourd et gris, comme on peut en voir â
l'automne, lorsque même les arbres ne peuvent
cacher l'horizon. Ils étaient emmitouflés dans
de grosses vestes de fourrure, avançant
péniblement avec leur chariot. Le vent giflait
la terre, pour en arracher des brins d'herbe
inexistants. Il assaillait les clochettes
accrochées aux bâtons de marche. Leur tintement
bruyant était emporté des lieues de la,
annonçant l'arrivé des pèlerins."
In Mémoires de Mathias Corben. I.12
- Elémentaire de
l'eau : L'Onde (10'19)
"Elle plongea sans bruit. Aucun remous ne
troubla la surface de l'eau, elle ne faisait
qu'une avec elle. la jeune femme se déplaçait
en ondulant, portée par le courant. Son corps de
nymphe d'une beauté féerique scintillait dans
l'onde claire. Elle s'allongea sur un rocher
émergeant au milieu de la rivière. Elle leva
les yeux vers le soleil, cherchant l'étreinte
dorée sur sa peau humide. A l'abri d'un buisson,
j'osais a peine respirer, elle ne m'avait pas
vu."
In Carnets de route du profsseur Von Beck
(1431).
- Elémentaire de
terre : L'Invocation* (10'02)
"Ils se tenaient en cercle autour du
pentade, formant un anneau plus sombre que la
pénombre du temple. Leurs longues robes
surmontées de capuches ne laissaient voir ni
main, ni visage. J'entendis leur voix entamer une
litanie démoniaque. la terre s'ouvrit, des
dizaines de petits démons s'en échappèrent,
reprenant le chant des sorciers. la voix des
invocateurs devint de plus en plus grave,
anormale. je savais sans le voir qu'ils n'avaient
plus rien d'humain."
In Encyclopédie de Myrien Forsyl. V.4.
- Elémentaire du feu
: L'Incendie (9'29)
"Ils attaquèrent le village à l'aube,
surprenant la plupart des guerriers dans leur
sommeil. Ils abattirent les clôtures,
piétinèrent les cultures et enflammèrent les
toits de chaume.
L'incendie se répandît de maison en maison,
accompagnant les coups meurtriers. Même le ciel
parut brûler quand la fumée de ses volutes
épaisses dévora la lumière matinale. Les
épées poursuivaient leur mortelle randonnée :
au milieu de la panique, leurs lames libéraient
des myriades d'étincelles, reflets de la
frénétique farandole des flammes."
ln Mémoires de Mathias Corben. VII.3
- Elémentaire de la
vie : La Forêt (9'18)
"Le soleil venait de poindre sur les
cimes de l'immense forêt. En ce premier jour de
printemps, j'espérais ramener enfin, une preuve
de l'existence du peuple féerique et je ne fus
point déçu. Des chênes, apparurent des
myriades de petites créatures ailées, entamant
un ballet aérien en hommage à la saison
naissante. Elles valsaient sur des mélodies
chantées par les dryades (...)
C'est à ce mornent là que je me reveîllais
incapable de comprendre si j'avais une fois de
plus rêvé, ou si j'avais été le jouet d'un
charme de ces créatures. Il me faudra encore
revenir au prochain printemps."
In Carnets de route du Professeur Von Beck.
(1314).
- Elémentaire de la
mort : La Boucle** (10'42)
"la boucle est une petite mort.
la mort est une grande boucle."
Paco.R.
Credits
Composition, arrangement: Philippe
Katoire, Sauf *
D'après un chant grégorien : messe des mort du 12e
siècle, Dies irae. et **
Philippe Katoire et Winoc Swynghedauw.
Interprétation : Philippe Katoire.
Technicien son: Winoc Swynghedauw.
Pochette : Olivier Frot
Textes : Olivier Noël.
email du compositeur :
philek@club-internet.fr
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